20.12.2010

La Suisse sanctionne les tournois de poker illégaux

Les 19 maisons de jeux  que compte la Suisse sont placées sous la surveillance de l’Etat. Elles seules peuvent proposer et exploiter des jeux d’argent, tout comme d’organiser des tournois de poker. C’est la raison pour laquelle le nombre de tournois clandestins n’a cessé d’augmenter au cours de ces derniers mois. La Commission Fédérale des Maisons de Jeux (CFMJ) a donc la lourde charge de faire la chasse à ces tournois. Ainsi, grâce aux dénonciations de joueurs mécontents, trois contrôles ont pu avoir lieu. Ces contrôles ont été effectués par les forces de l’ordre qui n’ont pas lésiné sur les moyens. Vendredi 10 décembre, plus d’une trentaine de gendarmes ont perquisitionné le local d’un établissement public de Köniz et ont menotté une cinquantaine d’amateurs de Texas Hold’em. Ils ont automatiquement été conduits au poste afin d’y subir un interrogatoire avant d’être relâchés, étant donné que les joueurs qui participent à des jeux illégaux ne sont pas punissables. Ils peuvent juste se voir confisquer leurs mises et leurs gains. En revanche les organisateurs de ces tournois peuvent être sanctionnés d’une amende pouvant aller jusqu’à 500 000 francs.


Face à cette poursuite contre les jeux de hasard illégaux, certains sénateurs affirment qu’ils seraient favorables à  l’organisation de tournois  de poker hors des établissements de jeux en dur. Jean-Pierre Grin a déposé un texte qui prévoit que la CFMJ puisse délivrer des agréments à certains de ces organisateurs qui imposent des mises limitées. Le sénateur Jean-Marie Jordan prône pour les tournois privés de vingt personnes au maximum avec des mises de 200 francs. Il estime qu’il n’est pas nécessaire d’adopter de nouvelles lois, procédure qui serait très longue, mais qu’il faut en revanche analyser au cas par cas.

11.03.2010

Le Sénat examine le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne

Le projet de loi ouvrant à la concurrence les jeux d’argent en ligne qui a déjà été adopté par l’Assemblée Nationale en octobre 2009 doit à présent être examiné par le Sénat. La majorité, les opérateurs ainsi que le gouvernement souhaitent que la loi soit votée et opérationnelle au 1er juin, c’est-à-dire juste avant le début de la Coupe du Monde de Football qui se tiendra du 11 juin au 11 juillet 2010 en Afrique du Sud. Ils sont tout à fait conscients que cet immense événement sportif suscitera des millions de paris à travers le monde, c’est la raison pour laquelle tout doit être mis en œuvre pour faciliter cette ouverture. Et c’est justement l’installation d’une Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (Arjel) qui reste la priorité. En effet, elle délivrera des licences dans les trois catégories de jeux : paris sportifs, hippiques et poker. Ces agréments seront délivrés pour 5 ans renouvelables. Tout opérateur qui souhaiterait exercer en France devra obligatoirement demander une licence d’exploitation même si  il en détient déjà une qui lui permet de travailler en toute légalité dans un des pays membres de la Communauté Européenne. L’Arjel établira un cahier des charges et aura un rôle de contrôle. Elle devra veiller à ce que les postulants préviennent tout comportement addictif, qu’ils interdissent leur accès aux mineurs et aux personnes interdites de jeux…. et elle luttera contre le blanchiment d’argent. Elle aura également la possibilité de saisir le Tribunal de Grande Instance afin de bloquer l’accès des sites illégaux.

Mais ce projet de loi n’est pas approuvé par l’opposition qui n’y voit qu’une mesure adoptée par Nicolas Sarkozy envers ses amis qui occupent une place importante dans le milieu des jeux. En effet, lors de son élection présidentielle des personnalités telles que Dominique Desseigne (groupe Barrière), Patrick Le Lay… s’étaient réunis au Fouquet’s pour fêter l’événement.  L’opposition estime également que ce texte vise à « légaliser des activités illégales ».

Pour le moment, seuls la Française des jeux et le PMU disposent des autorisations leur permettant de proposer des paris sportifs et hippiques en ligne ainsi que du poker en ligne. Ce marché très lucratif (les dépenses des français pour l’année 2009 ont atteint les 21,6 milliards d’euros) a jusqu’ici garanti leur monopole qui risque de souffrir très nettement de la concurrence acharnée auxquelles se livreront les nombreux postulants.




24.11.2009

La France face à l’ouverture des jeux en ligne

Les députés vont examiner le projet de loi sur « l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne » qui doit se faire vers la mi-juin 2010, en même temps que la Coupe du monde de football. La France n’a eu d’autres choix que d’accepter cette ouverture du fait de son appartenance à la Communauté Européenne et de la pression qu’elle faisait. Cette nouvelle ne réjouit pas notre pays qui détient le monopole avec la Française des Jeux et le PMU.

Les joueurs n’ont pourtant pas attendu pour se rendre sur des sites illégaux. On estime à 3 milliards d’euros le montant misé sur ces sites de poker, de paris sportifs ou hippiques… La libéralisation sera bien réglementée. Il sera interdit de jouer en ligne sur des machines à sous, et la Française des Jeux conservera son monopole en matière de grattage et de tirage. Elle va également élargir son offre avec la mise en place de jeux sur le poker et le PMU souhaite à son tour miser sur les paris sportifs.

Les sites qui souhaiteront s’installer sur internet devront en premier lieu obtenir une licence pour chaque type de jeux. De plus, ils devront s’acquitter d’impôts beaucoup plus lourds comparés aux autres états membres. De cette façon, l’Etat espère pérenniser ses recettes fiscales qui proviennent des jeux, soit 5 milliards d’euros. Les contrôles seront très rigoureux : chaque joueur devra faire parvenir une copie de ses papiers d’identité avant de pouvoir retirer de l’argent, de façon à écarter tout mineur ; et tous les sites illégaux  de casino en ligne risqueront d’être bloqués par les fournisseurs d’accès Internet et les banques.

Cette ouverture risque de ne pas être aussi attrayante que cela aurait semblé pour les opérateurs qui attendaient avec impatience cette ouverture. Il semblerait en revanche que le gouvernement français espère ainsi assurer sa première place.

Vol à main armée au Casino de Saint-Gervais-Les-Bains

Les établissements de jeux de casino semblent ces derniers mois être la cible des malfaiteurs. Après le Casino d’Annemasse qui a été attaqué le 6 juillet dernier, trois mois seulement après le premier braquage, c’est à présent au tour du Casino de Saint-Gervais-Les-Bains d’en faire les frais. En effet, dans la nuit du 26 au 27 août dernier, aux alentours de deux heures du matin, un individu cagoulé se serait introduit au sein de l’établissement. Il aurait menacé le personnel de sécurité avec son pistolet automatique et aurait demandé qu’on lui remette l’intégralité de la caisse, dont le montant est évalué à 10 000 euros. Il serait ensuite sorti à pied du casino. D’après les premiers témoignages, le braquage se serait déroulé très rapidement et sans aucune violence physique. La police judiciaire a été tentée de rapprocher ce braquage à celui dont avait été déjà victime ce même établissement de jeux dans la nuit du 18 au 19 juillet 2009. Pourtant, les modes opératoires laissent à penser que ces deux attaques sont le fruit de bandes distinctes.

Le Directeur du Casino de Saint-Gervais-Les-Bains a immédiatement mis en place une cellule psychologique afin de venir en aide à son personnel. Il est cependant resté très silencieux et n’a préféré donné aucun commentaire sur cette affaire, alors qu’il était lui-même présent sur les lieux le soir de ce vol à main armée.

Il est difficile de comprendre la raison pour laquelle cet établissement qui est situé à l’extérieur du centre ville est la cible de deux braquages en si peu de temps.

Les casinos qui font parler d’eux ces derniers temps grâce aux méga jackpots qui sont remportés plus fréquemment semblent d’un autre côté s’attirer la convoitise de personnes indésirables.

 

29.09.2009

Une possible alliance pour le Poker entre Barrière et la Française des jeux

Le Ministre du budget Eric Woerth vient de déclarer que l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent sur internet notamment est désormais fixée pour le mois de juin 2010, pour la Coupe du monde de football. Cette ouverture était initialement prévue pour le 1er janvier 2010. Aussi le projet de loi est inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, les 7 et 8 octobre 2009. Dès son entrée en application il fera perdre le monopole actuel des jeux d’argent au PMU et à la Française des jeux qui a réalisé un chiffre d’affaires pour 2008 de 9,2 milliards d’euros dont 5 milliards d’euros annuels reviennent au fisc.

La Française de jeux qui est présente dans les paris sportifs en ligne souhaite miser sur le poker debutant et il semblerait qu’un partenariat avec le groupe Barrière serait possible. La direction de Barrière reconnait que des discussions sont en cours.

Les établissements de jeux dénoncent la dégradation du climat économique depuis de nombreux mois. Une crise qui a été encore aggravée par l’interdiction de fumer dans les lieux publics et actuellement avec les sites illégaux de jeux en ligne.

Le futur président de l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) Jean-François Vilotte estime à plus de cent les opérateurs intéressés par la délivrance de licences de jeux. Les intéressés devant demander une licence pour chaque type de jeu : poker, paris hippiques, paris sportifs. Les conditions d’attribution des licences seront strictes afin d’apporter toute la protection et la sécurité aux parieurs.

De grands groupe comme Barrière, Joagroupe, Tranchant, Emeraude ainsi que 24 autres établissements de jeux sont prêts pour une offre commune de gains. Leur association permet de lancer une offre Magique Casino Jackpot en interconnectant 331 machines à sous de 100 casinos français. Et il suffira pour un joueur de miser seulement 1,50 euros pour devenir le gagnant d’un jackpot pouvant comptabiliser des millions d’euros. Aussi tous les établissements de jeux voudraient voir leur activité se développer sur le net.